La propreté… Et après

L’actualité sanitaire est si intense au plan mondial, que tout discours sur l’urgence de la transformation des entreprises du secteur de la propreté peut sembler opportuniste, voir spéculatif. J’accepte donc le risque que ce billet puisse en éveiller le soupçon. Néanmoins mon observation du marché depuis plusieurs mois au travers des différents grands acteurs prestataires et donneurs d’ordres, ainsi que mes relations plus directes avec certain d’entre eux, me pousse à partager ici quelques points de vue qui me semblent importants.

S’il fallait encore convaincre sur le fait qu’un centre commercial propre favorisait un réflexe d’achat dans l’expérience client, on peut être certain que la garantie sanitaire des espaces publics sera non seulement une exigence des clients et des collaborateurs de l’entreprise, mais aussi l’une des transformations législatives les plus significatives du « monde d’après Covid ».

L’essentiel des chantiers de propreté va porter dès demain les enjeux de ce qui était réservé jusqu’à lors à « l’hyper propreté » et en particulier, celui de la traçabilité. Traçabilité des personnels sur les chantiers, des horaires de passage, des tâches réalisées, de leurs équipements et de leurs procédures de destruction, des produits utilisés… Si beaucoup de sociologues s’accordent à penser que les transformations sociétales post confinement seront marginales, celle de l’exigence sanitaire est inscrite au premier rang des exceptions.

Être prêt, voilà l’enjeux pour les entreprises de nettoyage, les grosses enseignes comme les petites. Cette perspective d’intensification des exigences, risque de révéler la faiblesse du système d’information et des process de certaines d’entre elles. Mais corollairement, elle valorisera les plus performantes et je veux croire qu’elle remettra l’analyse de la proposition de valeur des différents prestataires au centre des négociations avec leurs donneurs d’ordres.

Toutes les crises ont leurs vertus. On peut penser que celle-ci fera définitivement rentrer le marché de la propreté dans l’ère digitale du 21ième siècle. En attendant associons à nos applaudissements de 20 heures, les entreprises de propreté, leurs femmes et leurs hommes qui chaque jour s’exposent pour que les espaces publiques présentent un niveau de sécurité sanitaire en relation avec ces nouveaux enjeux.

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