Faut-il arrêter d’innover?

C’est avec ce titre que je reçois le lien vers l’article de la revue l’ADN. Il porte sur la valeur comparée du progrès et de l’innovation. S’agissant d’une intervention d’Etienne Klein, le propos dépasse largement sa seule dimension sémantique. Il situe le progrès dans le passé, comme une amélioration sociétale vertueuse, incrémentale et volontariste. Il l’oppose à une vision futuriste, souvent anxiogène et parfois orpheline de sens de l’innovation. Mais au fond, ne parle-t-on pas de la même chose dans deux dimensions temporelles différentes? Qui voudrait breveter aujourd’hui un modèle de téléphone mobile pour les vingt années à venir? N’est-ce pas l’accélération de la production de nouvelles capacités qui crée ce changement de paradigme?
Mais il appartiendra toujours aux sociétés humaines de capter celles qui sont source de progrès parce que compatibles avec leur capacité réelle de transformation. Toutes les autres ne seront que des étapes intermédiaires. Les exemples en sont nombreux depuis le « minidisque » jusqu’à « l’autolib ». C’est aussi une dimension abordée dans cet article à lire absolument.

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